Ivo Burgener méritant
Le Commandant de la PDG Ivo Burgener est un homme qui suscite le respect. Autocritique, il se remet en permanence en question. Lucide, il avoue que les multiples et coûteux vols (transport de matériel ou de VIP) sont contraires à l’esprit de la course. Clairvoyant, il a conscience que la PDG est méconnue en dehors de la Suisse Romande : dommage, à cet égard, que la conférence de presse organisée expressément à Zurich peu avant l’épreuve n’ait pas motivé un seul journaliste suisse alémanique à s’y rendre ! Pragmatique, il sait que le dopage existe à la course et fait confiance à Swiss Olympic/Antidoping Suisse pour les contrôles. Avec un tel réalisme, je regrette presque de ne plus concourir ! Son prédécesseur Marius Robyr ne voulait pas entendre parler de contrôles à l’époque, conseillé qu’il était, m’a-t-il-dit, par son neveu.
Des points communs
Martin Anthamatten, Yannick Ecoeur et Florent Troillet ont plusieurs points communs. Tous trois sont garde-frontières, ensemble ils ont remporté la PDG en 2010, tous trois pratiquent aussi la course à pied avec un certain succès. Tous trois, même si les médias n’en choisissent qu’un, méritent le même respect : ils m’ont souvent devancé dans les épreuves de ski alpinisme alors que je les ai souvent précédé (y compris Florent jusqu’en 2009) dans celles de Vertical Race ; en course à pied je les ai toujours nettement devancé. Bravo à tous les trois pour leur belle entame de course de cette année, même si cela n’aurait pas suffi, selon toute vraisemblance, à l’emporter!
Pas besoin de compétition pour se mesurer avec soi-même. En plus sans prise de tête...
Entourloupes à répétitions
Tarcis Ançay a trouvé une nouvelle astuce pour faire parler de lui : « faire le lièvre » pendant les courses. A moins que cela ne soit la tortue… Faut-il rappeler ici que les titres nationaux qu’il a pu obtenir en marathon n’ont été possibles que parce que les meilleurs suisses étaient à chaque fois absents ? Son record personnel sur la distance est d’ailleurs de 10 min plus lent que celui de Viktor Röthlin, de 14 min plus lent que celui du record mondial (et même de 2 min plus lent que le RM des femmes !). Même chose en course de montagne : jamais aux avant-postes lors d’un grand championnat, loin des meilleurs et réussissant pourtant à convaincre les média romands qu’il en fait partie.
Punition salvatrice?
Devant l’impuissance de la lutte contre le dopage, les tricheurs ont la belle vie… Le nombre de décès mystérieux parmi les sportifs de haut niveau, la plupart pas encore trentenaires, a connu une nouvelle augmentation ces derniers temps. On peut se poser la question de savoir si une fin tragique ne représente pas, finalement, un nouvel espoir dans la lutte antidopage. Si la probabilité d’une mort annoncée devait augmenter de manière exponentielle pour ceux qui recourent aux potions magiques, le fléau du dopage pourrait-il se stopper de lui-même ? Pas sûr, malheureusement. L’orgueil de quelques-uns ne connaît pas de limites, même la menace de mort restant impuissante.
Sébastien











