Actu 2015

Du nouveau?

Entraînement

Lors de ma dernière année de compétition en 2009, j’avais parcouru environ 3'300 km à l’entraînement en course à pied et effectué environ 160’000m de dénivelé positif en ski-alpinisme. L’hiver dernier, je n’ai pas même atteint une petite moitié de ce volume sur les skis pendant l’hiver. Par contre, la barre des 3'000 km a  été franchie avec mes baskets pendant l’année. On peut donc dire que je maintiens un bon rythme d’exercice et que je préfère mon sport de base, la course à pied.

Ici en séjour en Engadine, avec vue sur Sils Maria 

Ski alpin

Pendant les années de compétition je ne skiais plus du tout, il me manquait  du temps pour ce hobby. Depuis 3 hivers, j’ai repris cette pratique aussi régulièrement que possible. Je partage cette activité avec ma dulcinée et j’en profite pour partir chaque hiver à la découverte de nouveaux domaines skiables afin de parfaire mes connaissances professionnelles. Concrètement, cela signifie notamment de passer une petite semaine dans une destination étrangère : la saison dernière, c’était à St. Anton et Lech/Warth. Cet hiver, ce sera soit à Ischgl, soit à Sölden en Autriche.

Ici à Tracouet, sur les hauts de Nendaz 

Charte pour assistés

L’ISSUL (Institut des sciences du sport de l’Uni de Lausanne) a étudié la thématique du cyclisme et de ses problèmes, puis a créé une charte en dix points. L’idée est louable, elle a pour but d’empêcher que les coureurs  ne se « débrouillent » avec leurs médecins et « bricolent » (sic) de leur côté. Dans ce but, dix règles pour mieux prévenir le dopage ont été établies. Parmi elles figurent par exemple : un entraîneur pour 8 coureurs max., un directeur sportif pour 8 coureurs max., engagement obligatoire d’un médecin de référence pour chaque coureur,  etc.). Ce type de mesures me semble plutôt représenter un moyen de professionnaliser le dopage ! Une chose est certaine : à force de vouloir robotiser les sportifs, l’âme du sport disparaît et ses personnalités avec.

Ici en week-end à Grindelwald, avec ma dulcinée 

Chronos délirants sur longues distances

Je ne suis pas étonné de voir tous ces kenyans pris à l’EPO, à commencer par la dominatrice du marathon Rita Jeptoo. L’amélioration constante des chronos, sans limite apparente ces dernières années, n’est pas crédible du tout. Il y a dix ans déjà, lors d’un championnat du monde, j’avais compris : les meilleurs africains étaient alors entourés de coaches et médecins italiens, certains d’entre eux avec une réputation sulfureuse. Du 5000m au marathon il n’y a pas grand-chose de plausible actuellement. Sans même parler du fait qu’il n’y a quasiment pas de contrôles dans la plupart des pays africains. L’éloignement des contrôles est ce qui explique aussi, sans doute, pourquoi certains athlètes suisses partent régulièrement à des stages dans des zones reculées du globe.

Ici en week-end en Bavière (Oberstaufen sur la photo)

Espoirs avec le passeport biologique ?

Lorsque je concourais, des gars de la région peu fournis en talent et régulièrement largués réalisèrent quelques magiques exploits : au niveau chronométrique, ces bonds de qualité spectaculaires représentaient 3-4 min/heure ou 10 minutes sur une course comme Sierre-Zinal. Peu ou pas de contrôles, des contrôles peu efficaces quand il y en avait. La donne risque de changer un peu avec les passeports biologiques. Le nombre de pincés reste certes encore faible par rapport aux supposés tricheurs. Par contre, on observe des compétiteurs qui ont vu leur niveau de performance radicalement baisser sans raison apparente. Ces sportifs traqués osent probablement moins franchir le cap, ce qui expliquerait pourquoi, tout en s’entraînant autant qu’avant, ils obtiennent des résultats beaucoup plus modestes. On peut donc penser que le passeport limite les tricheries parmi l’élite, désormais plus surveillée. Dans les épreuves populaires, le problème reste cependant entier.

Bonsoir Sébastien , rythme de vie infernal, en effet je confirme ... Lors de ma plus grosse saison en 1999 j'étais arrivé à 6600 km avec un travail à plein temps , ça me semblait le maximum que je pouvais faire , en sachant que je cumulais entraînement qualitatif avec plus de 100 séances dures ( seuil, vma et compétitions ) et quantitatif , celà m'avait permis de boucler le marathon de Lausanne en 2 h 23' ... Actuellement 16 ans après je tourne encore à 6000 km et autant d'intensité , malgré tout mon niveau a baissé mais la passion est toujours aussi forte , mais avec une vie de famille un seul secret : motivation , engagement et une organisation sans faille.
J.Rérat 04.03.2015 22:45
Salut Jacques,
3'300 km sur 8-9 mois plutôt. Le home trainer, c'était + ou - selon les années et les déplacements professionnels. Quand j'en faisais plus, je ne dépassais pas 3'000 km de course à pied.
Cela représentait un rythme de vie infernal en travaillant à plein temps.
100% d'accord avec toi sur ces transformations impossibles et réalisables seulement avec l'aide du dopage. Dommage toutefois que d'autres de la région n'aient pas été pris la main dans le sac. Il existe quelques valaisans qui passent pour des champions dans les médias alors que les vrais talents savent que ce sont des 2 CV transformés en Ferrari grâce aux substances que tu mentionnes.
Sébastien 04.03.2015 19:27
Salut Sébastien , 3300 km en courant sur une période de combien ? 7 ou 8 mois vu que tu faisais la saison de ski alpinisme , ça correspond à au moins 5700 km sur une année, sans compter le home trainer... Concernant le dopage, je suis 100% d'accord avec toi, j'ai plus de 25 ans de compétitions et actuellement je ne crois plus aux performances actuel, dès que je vois un record sur piste ou sur route tomber, ma première réaction : il ou elle a pris quoi pour aller aussi vite ? EPO, Hormone de croissance ou hormone thyroïdienne ? C'est terrible, mais il y a bien longtemps que je n'ai plus les yeux brillants d'émotions de mes 15 ans quand j'étais un jeune coureur de 800 m. Peut-être qu'avec l'âge je deviens un vieux con aigri ou inversement je suis devenu réaliste, l'avenir nous le dira ... Ce qui est sûr , c'est que l'EPO a changé la donne, il y a toujours eu du dopage mais maintenant avec cette hormone un bon coureur se métamorphose en athlète exceptionnel , il suffit de regarder les dernières affaires qui on éclaté , tous pincé à l'EPO : Rita Jeptoo , Sergio Sanchez ( record d'Europe du 3000 m en salle ) , Elisa Desco ( vainqueur de Sierre-zinal ), Leila Traby ( médaille de bronze des derniers championnats d'Europe de Zurich sur 10'000m ), pour cette dernière l'amélioration de ses performances est symptomatique passant de 34'36" au 10'000 m à 31'56" et ceci en une année ... Non je ne peux plus y croire et c'est bien dommage .
J.Rérat 03.03.2015 23:22
Thank you very much for your news.
It's always a pleasure to read about your excellent analysis.
Martin 04.02.2015 17:49
Oui au passeport.
Il n'y a pas besoin d'aller très loin pour constater que des "Ferrari" boostées artificiellement sont redevenues ce qu'elles sont naturellement, soit des petites "Twingo". Nous en avons des exemples en Valais, il suffit de suivre les classements actuels...
Pas dupe 28.01.2015 19:01