Appliquer les règles

Lorsque les règles sont respectées les "vrais" vainqueurs sont consacrés. Le sport, avec toutes les valeurs positives qu'il véhicule, peut alors triompher.

Afin d’assurer la crédibilité du sport et de ses résultats il faut faire en sorte d’appliquer les règles. Vouloir s’y soustraire, que l’on soit compétiteur, entraîneur, accompagnant ou organisateur, est contraire à l’esprit même du sport. Vous trouvez ci-dessous un article que j’ai écrit en mai 2006 sur les raisons de mon refus de participer à la PDG, qui faisait suite à une campagne de presse peu constructive.

 « Patrouille des Glaciers: simplement appliquer les règles du sport

Suite aux différentes parutions dans divers médias concernant ma prise de position sur le dopage et la nécessité d'introduire des contrôles à la PDG, je tiens à préciser ceci: des cas de dopage sont apparus dans toutes les disciplines sportives dans lesquelles des contrôles réguliers sont effectués. Une minorité de pratiquants, quel que soit leur niveau, passent malheureusement à l'acte. Les buts poursuivis par ceux qui optent pour une conduite dopante sont multiples: réussir, progresser dans un classement, battre des copains dans une compétition, rechercher la notoriété, gagner de l'argent, paraître le plus musclé devant sa petite amie (culturisme), etc. Pour se faire une idée de l'actualité, voir http://www.dopinginfo.ch

Se doper, c'est nuire à soi-même et nuire au sport en général. C'est finalement tricher avec soi-même, avec ses adversaires, avec les organisateurs et avec le public. Les instances sportives mondiales, par l'Agence Mondiale Antidopage, ont rédigé un règlement dans le but de juguler ce fléau. En Suisse, c'est Swiss Olympic - Commission technique de lutte contre le dopage - qui est l'organe compétent en la matière. Swiss Olympic énumère, entre autres, les substances interdites (l'EPO en est un exemple), les méthodes dopantes prohibées (par exemple, les transfusions sanguines) et procède aux contrôles pour faire respecter les règles en vigueur. Pour plus de renseignements, voir http://www.swissolympic.ch
 
En octobre dernier les organisateurs de la PDG ont déclaré, via les médias, qu'il n'y aurait pas de contrôle à cette épreuve prestigieuse, particulièrement éprouvante et prisée. J'en fus profondément choqué car déclarer cela, c'était faire la part belle aux éventuels tricheurs. Ne pas en parler aurait été plus judicieux. J'ai alors informé par écrit le responsable de l'organisation de mon étonnement, en précisant que je ne prendrai pas le départ de la course pour cette raison. J'ai choisi de répondre franchement aux médias qui m'ont interpellé et qui n'ont malheureusement pas toujours respecté les règles déontologiques: en aucun cas je n'ai cité des noms d'athlètes ou d'équipes, contrairement à ce qu'auraient pu faire croire certains récents articles de presse.

En sport, l'interdiction du dopage fait partie des règles du jeu. Toute entorse à cette règle est contraire au fair-play et à l'éthique sportive. Je demeure donc persuadé que l'application des prescriptions, appliquées à l'échelle internationale et nationale, demeure le seul moyen de s'assurer de compétitions les plus équitables possibles.

Vive le sport et vive la PDG!


Sébastien Epiney, Nouvelliste, 5 mai 2006 »