La belle vie

Toujours plus belle...

Vous demandez-vous parfois ce qu’est la belle vie ? Comme rien ni personne n’est parfait, c’est aussi une question d’appréciation des choses, sans doute.

Le bonheur n’aurait-il pas une relation avec une certaine forme d’indépendance ?

 

Liberté de pensée et indépendance d'action? Pas contradictoire avec partage délibéré...

L’argent ne fait pas le bonheur

Même s’il y contribue, selon le proverbe consacré, l’argent ne fait pas le bonheur. Il suffit pour s’en convaincre d’étudier la pyramide de Maslow : http://www.psychologuedutravail.com/tag/pyramide-des-besoins-de-maslow/

On peut s’apercevoir qu’il y a des valeurs plus importantes que celles des biens matériels.

 

Mai 2013: le FC Bâle fête un xième titre national... et nous avec!

La relativité des succès

Rares sont les sportifs qui atteignent tous leurs objectifs, ce qui a pour effet de les frustrer de temps en temps (pour certains, c’est un état permanent). De plus, les réussites sont ponctuelles et vite oubliées, ce qui n’arrange en rien les choses. Est-ce que Roger Federer, forcé de sourire en toutes circonstances pour honorer ses engagements et plaire à ses nombreux fans,  est plus heureux que vous et moi ? Pas sûr…

 

Toutes les médailles ne sont pas propres et toutes s'oublient très vite...

Les dépendances qui emprisonnent

Les véritables poisons de la vie, et ce n’est pas différent dans le sport de compétition, sont les dépendances. Dans l’élite sportive, elles s’expriment le plus souvent par celle des sponsors qui amènent argent et visibilité médiatique, des coaches, des clubs, des managers, des responsables de presse, des journalistes, des réseaux sociaux, des médecins, du dopage pour certains, etc. Bref, une grande partie des sportifs de haut niveau sont de véritables assistés. Incapables d’autonomie, ils sont pour beaucoup encore plus dépendants de personnes susceptibles de les aider que les politiciens de leurs électeurs !

L’autonomie qui sauve

J’ai toujours respecté les règles, qu’elles me plaisent ou non. J’ai toujours honoré, avec plaisir d’ailleurs,  les sélections nationales (sauf lorsque les obligations professionnelles m’en ont empêché). Hormis le respect des règles et une discipline de vie stricte, je suis toujours resté totalement indépendant : en évoluant de manière autonome, refusant tout contrat de sponsoring ou de suivi médical par exemple, j’ai pu m’adonner à ma passion sans être redevable de partenaires.

 

Tracer sa voie en toute indépendance et en harmonie avec ses valeurs

Quelle belle vie !

La belle vie, pour moi, c’est surtout avoir la possibilité de choisir. Choisir par exemple quand s’entraîner et à quelle fréquence. Sans objectif de compétition, ma liberté d’action dans ce domaine est désormais presque totale : à présent, ce sont les envies qui dictent le rythme. Idem pour les spectacles sportifs : vendredi dernier j’assistais comme souvent à un match de hockey sur glace à Fribourg, prochainement ma fiancée et moi apprécieront le derby catalan entre le FC Barcelone et l’Espanyol. Découvrir de nouveaux horizons, se former, approfondir sa culture, partager avec sa dulcinée ou vivre des émotions supérieures participent à la réalisation de soi.

 

Les sports que je regarde sont autres que ceux que je pratique (ici à Hambourg)

Les sportifs d’élite sont-ils plus heureux que les communs des mortels ? J’en doute. D’ailleurs, beaucoup de ceux-ci tournent mal une fois la carrière (et l’assistanat) terminée.

En ce qui me concerne, je me sens plus libre encore et plus épanoui que lors de mes années de compétition. Jamais la vie ne fut autant belle!

 

C'est cela la belle vie, en se réalisant en toute liberté de choix

D'accord avec Robert, alors j'y vais...
Bravo encore pour remarquable carrière qui est inégalée en Valais et d'autant plus extraordinaire que tu as fais une pause de plus de 10 ans et que tu as occupé un poste à responsabilités pendant toute la période de compétition.
Je te félicite aussi pour tes positions claires.
David Z. 16.11.2013 17:47
Au contraire de Stéphane je pense que Sébastien Epiney fait bien de continuer à honorer quelques anciens ou actuels champions tout en dénonçant les mauvaises pratiques. C'est méritoire et cela crédibilise d'autant plus les messages concernant les gars qui trichent!
C'est à d'autres de vanter Epiney, un des plus grands talents que la Suisse a connu, pas à lui de le faire!!!
Bravo pour tout
Robert Gasser 13.11.2013 15:36
Tu devrais un peu plus de parler de tes chronos. A tout bout de champs on lit des articles de coureurs qui n'ont jamais eu ton niveau Costa, Vaudan, Ançay, etc.)et qui se font passer pour des kings. Derniers exemples: Jätziberglauf ou encore la Dérupe de Vercorin qui se gagne en plus de 34 min, alors que ton chrono est de 30'22!
Dommage que les journalistes et même Mayencourt oublient aussi de mentionner tes records.
Stéphane B. 11.11.2013 12:03
Rarement je n'ai eu l'occasion de lire un commentaire aussi pertinent à propos des sportifs. Toutes mes félicitations pour la clairvoyance de vos différentes analyses.
C. Puidoux 31.10.2013 14:35
Tu as toujours eu la belle vie, mon gars! Content qu'elle est encore plus belle qu'avant:-)
Alexandre de Lausanne 31.10.2013 09:00
T'es un sacré veinard, Seb!
Bon match à Barcelone!
Le Messi(e) du VS 28.10.2013 18:07