Billy The King

Un adversaire de taille et un ami

Billy devant César

Voici 2 semaines Billy Burns a remporté Fully-Sorniot devant César Costa. Deux coureurs d’origine étrangère (l’un anglais, l’autre portugais) qui vivent en Valais et qui y sont très bien intégrés. Billy va fêter ses 45 ans prochainement.

 

César le Sympa

Nous nous sommes rencontrés une vingtaine de fois lors des compétitions, pendant 7 ans consécutifs, sur différents profils de parcours et distances. Un gars sympa avec qui je discutais parfois avant ou après les courses. Lors de toutes les compétitions que j’ai effectuées, César Costa ne m’a toutefois jamais accroché comme a pu le faire Billy Burns : César se classa toujours plusieurs minutes derrière moi (un peu moins de 2 pour le plus petit écart et 8 pour le plus grand).

 

Billy the King

Billy Burns, une vraie référence! Un talent polyvalent qui a brillé dans de nombreuses disciplines, de la route (1h04 au semi et 2h15 au marathon) à la montagne en passant par le cross-country et la piste. Lorsque je suis sorti de ma longue retraite sportive en 2002, il était meilleur que moi. Il m’a fallu quatre ans d’entraînement pour le battre. Lors de mes dernières années de compétition, c’était un adversaire coriace. On me demande souvent quel est le plus doué des coureurs que j'ai rencontré dans nos contrées. Avec le recul j’hésite entre le saint-gallois Toni Jöhl et Billy Burns. Billy the King, quoi qu’il en soit, était le coureur le plus complet des deux.

 

Billy the King, c'est lui! 

La victoire de Billy sur une montée aussi rude que Sorniot, peu avant de fêter ses 45 ans, en est un exemple de plus. Le week-end dernier, Billy s’imposa également au Vertic’Alp d’Orsière en 43'16 avec plus de 3 min d’avance sur Florent Troillet qui lui rend 12 ans. C’est la victoire du talent. Et les talents ne meurent jamais.

 

Plaisir sans dossard

J’aurais aimé avoir eu plus de temps à l’époque pour découvrir d’autres courses, de nouveaux parcours et régions. En travaillant à temps complet, ce n’était malheureusement pas possible.

J'aurais bien aimé avoir le temps de concourir dans les magnifiques Dolomites, par exemple

Souvent on m’invite encore aux courses alors que j’ai cessé la compétition voici 5 ans. Ma dulcinée et d’autres me demandent parfois si cela me titille de reprendre un dossard ? Non que je leur réponds, même si j’adore me dépenser au quotidien et me tester de temps à autre. Je n’ai pas non plus envie d’assister à une compétition : comme spectateur, je préfère de loin le hockey sur glace et le football.

 


Perso, je trouve remarquable qu'un tel champion (Sébastien Epiney) encense pareillement d'anciens concurrents.
Qui le fait sinon ? Federer peut-être… mais pour s’attirer les faveurs du public et des sponsors, donc pour le pognon. Quand on lit la philosophie que défend Sébastien Epiney (pas de sponsoring rémunéré, pas d’argent avec le sport, combat contre le dopage, compétition comme hobby avec activités professionnelles complètes, etc.), on ne peut qu’applaudir ! A bien des égards, c’est tout à fait exceptionnel
B. Rossier 19.11.2014 19:27
@Stéphanie
Oui, Gex-Fabry a eu une jolie carrière en course à pied de montagne avec des beaux coups d'éclats. Cependant, il était moins régulier que Sébastien Epiney qui était toujours très fort y compris en arrière-saison et dans les petites courses.
Etienne 17.11.2014 17:50
Dommage que tu ne parles jamais d'Alexis Gex-Fabry qui a eu une très belle carrière de course à pied, et avec qui tu as du souvent tirer la bourre. C'est aussi un grand athlète valaisan de la course à pied.
Stéphanie 16.11.2014 18:12
@Etienne
Tu dois avoir raison, sûrement aucun!
André 20.10.2014 08:50
@André
Correct, à la différence que Sébastien Epiney a brillé au niveau international dans deux sports différents pendant la même période.
Il y a-t-il d'ailleurs un seul sportif valaisan qui a réussi cela?
Etienne 16.10.2014 18:14
Mes courses préférées étaient les championnats du monde ou d'Europe qui permettaient de magnifiques rencontres. L'ouverture à d'autres horizons m'a toujours fasciné et ce n'est pas un hasard si je travaille dans le tourisme.
L'amitié est une notion rare et précieuse, qui s'entretient au fil du temps. C'était donc difficile de développer une véritable amitié avec des athlètes que je croisais 1 à 2 fois par an. Pour cela, il eut fallu avoir plus de temps et pas seulement 4 semaines de vacances par an comme c'était mon cas.
Ceci dit, l'ambiance est plutôt bon enfant et sympa dans les sports pratiqués. A titre perso, j'entretenais d'excellents contacts avec la plupart des compétiteurs. Les seules personnes que j'évitais étaient celles que je soupçonnais tricher.
Sébastien 13.10.2014 20:44
Bonjour,
j'aimerais vous demander si un athlète a beaucoup d'amis quand il est compétiteur au niveau international?
Merci de votre réponse.
Sandro 13.10.2014 17:42
Tout à fait d'accord avec Alex. Billy et Sébastien, ce sont les deux plus grand talents des 20 dernières années en Valais.
Victoires à des courses populaires, titres nationaux, top 5 aux européens ou mondiaux. Toujours réguliers, pas d'esbroufe, juste du sérieux. Bravo les gars!
André 13.10.2014 09:33
Billy Burns c'est un athlète avec une grande classe,quelqu'un que je respecte énormément et très humble.

Athlète polyvalent : route,montagne,cross ou piste, costaud partout !

2h34 à Sz,1h09 à Thyon-Dixence,1h02 au Tour des alpages,sous les 30' au 10 km (autour des 29'20) et pleins d'autres succès et chronos respectable. En 2000, c'est le seul coureur a avoir gagné 5 grandes courses de montagne la même année : Zermatt marathon,Anzère,Thyon,Sierre-Zinal eet la Matterhornlauf (qui n'existe plus). L'époque avec Ricardo Mejia ou il se tirait la bourre. Comme le dit Sébastien dans ce résumé adversaire coriace. Mentalement je ne connais pas plus fort que Billy, et pour moi il restera pour toujours mon idole.
Alex jodidio 11.10.2014 22:51