Ces 7 dernières années, j'ai subi de nombreux contrôles antidopage inopinés à la maison, au travail, ou en compétition. Les sportifs suisses qui réalisent des résultats de niveau international font en effet partie d'un pool d'athlètes régulièrement contrôlés, comme cela a été mon cas pendant toute cette période. La majorité des compétiteurs qui se partagent les premières places lors des courses populaires ne subissent que rarement, voire jamais, des contrôles inopinés, puisqu'ils n'appartiennent pas au pool précité.
Insuffisance de contrôles
Durant ces années, je me suis abstenu de participer à certaines compétitions populaires: contrairement aux championnats officiels, les contrôles y sont rarissimes quand ils ne sont pas expressément demandés par l'organisation. Or l'expérience montre que certains athlètes en manque de gloire sont avant tout attirés par des épreuves prestigieuses comme la PDG ou Sierre-Zinal et se dopent pour briller dans ces évènements. C'est principalement pour cette raison qu'on ne m'a jamais vu au départ de la PDG.
Bravo à Marius
Voici quelques années, Marius Robyr ne voulait pas de contrôles antidopage, persuadé que c’était inutile. Après le cas de dopage avéré de l’ancien recordman de l’épreuve Patrick Blanc, il a changé d’avis. Mieux, il a avoué publiquement que c’était sa plus grande déception en tant qu’organisateur de cette course prestigieuse. Bravo à lui de s’être incliné devant les faits et d'avoir reconnu son erreur d’appréciation d’alors. Mieux vaut tard que jamais. C'est la PDG qui en profite pleinement, puisque les contrôles antidopage y sont désormais systématiques.
Cette mesure intervient malheureusement trop tard dans ma carrière sportive.
Ton combat n'est peut-être pas inutile si tu pouvais rallier à ta cause ne serait-ce qu'un ou deux responsables de ton sport.
N'est vain que le combat qui n'est point mené!
Nous espérons te revoir bientôt à la tête de courses régionales maintenant que tu as cessé la compétition nationale et internationale.
Amitiés.
Elsa et Claude