Choix

Courir ou pratiquer le hockey sur glace?

Dimension supérieure du sport collectif

Pas de regret au niveau de la compétition, mais un vœu rétroactif. J’ai pratiqué des sports individuels à un haut niveau, mais j’aurais peut-être éprouvé plus de plaisir dans les sports collectifs : ceux-ci n’attribuent pas de titre individuel, mais seulement des titres pour l’équipe, une subtile mais énorme différence. Pratiqués au niveau de l’élite, les sports individuels attisent en effet trop l’égocentrisme à mon goût : peu de partages, sauf au sein de votre entourage serré, beaucoup de « Moi Je ». A l’inverse, le collectif sublime le partage de l’émotion avec des coéquipiers qui défendent une même cause. Les neurobiologistes parlent même d’état de récompense: « le cerveau est récompensé quand vous êtes avec l’autre ».

L’exemple du hockey sur glace

Depuis plusieurs années, Nendaz est sponsor d’un club de première division nationale (pendant cinq ans le Genève-Servette HC et désormais le HC Fribourg-Gottéron).

 

Une équipe, une direction, un but commun (ici le GSHC en raquette à neige)

Pour avoir passé à plusieurs reprises deux jours consécutifs avec ces équipes, je pense que les émotions partagées y sont nettement supérieures que celles que j’ai vécues comme compétiteur. La raison à cela ? La réussite d’un individu profite directement, dans la majorité des cas, à celle du groupe. Cela se ressent très fortement lors des moments de convivialité, par exemple un repas : on a l’impression de se réunir avec une bande de copains. Je n’ai jamais ressenti autant de bonheur partagé lors des rencontres en équipe nationale, que ce soit en course à pied ou en ski-alpinisme : dans ces sports, chacun pense d’abord à soi!

Les avantages de la course à pied

J’adore la course à pied, que je pratique dorénavant pendant toute l’année. J’aime bien la randonnée à skis aussi, mais je pourrais très bien m’en passer si j’habitais en milieu urbain.

Difficile à exprimer pourquoi l’on aime quelque chose. Concernant la course à pied, en vrac : ce sport est le plus accessible, il est praticable partout ou presque ; en étant en pleine santé, j’en profite d’autant plus que je bénéficie d’une certaine aisance dans cet exercice. Mais il y a moult  valeurs ajoutées : en plus des effets bénéfiques mentionnés, je trouve fréquemment des idées innovantes et solutions à mes préoccupations professionnelles lors de mes entrainements: plein de bonnes raisons donc de me réjouir des prochaines années !

Sébastien

En sport, seuls les résultats comptent et c'est difficile de refaire les courses après. Ceci dit, je partage entièrement l'avis de l'anonyme membre du Swissteam qui a écrit que le matos a fait la différence à ces CS.
Aux CM qui ont suivi, j'ai dépassé Florent pendant la course mais il a pu me repasser lors de la manipulation du portage (c'était une Verticale très spéciale, entièrement hors pistes, avec un portage qui terminait l'épreuve au sommet d'une montagne) où j'ai perdu mal mal de temps et de rangs. Dans le portage qui a suivi, j'ai pu passer Dennis Brunod mais quand je suis revenu sur les "deux Florent", Perrier et Troillet qui étaient côte à côte, je n'ai eu aucune ouverture pour les dépasser jusqu'à l'arrivée, bloqué que j'étais derrière eux. Ce fut une grande frustration car ce fut l'unique compétition de ma carrière non remportée que je terminais sans avoir pu donné le maximum de mes possibilités du jour (j'ai dû terminer avec 155 puls/min). Lors de cette Verticale de CM, j'étais plus fort que les deux Florent: tous deux le savent très bien, Perrier s'est même excusé de m'avoir involontairement bloqué pendant ces dernières minutes de course.
En 2010, par contre, j'étais largué, loin derrière...
Sébastien 29.02.2012 08:54
Je suis déçu par le commentaire écrit par un anonyme en date du 30.01.12 qui porte des accusations fortes à l'encontre de membres de l'équipe suisse. Peut être oublie-t-il de préciser qu'un mois après la coupe suisse de vertical race en 2009 a eu lieu les championnats européens de vertical race en Italie où Sébastien finit 2ème suisse à nouveau derrière ce même concurrent. N'avait-il pas encore reçu ses peaux ou la soeur du champion aurait encore fait des siennes? Sérieusement, est-ce des peaux qui ont empêchés le Baron de gagner ou le vainqueur du jour était meilleur?!
Attention, faisons preuve de bonne foi et rendons hommage à ce que Sébastien a bien fait et non pas à ce qu'il aurait pu faire. J'apprécie Sébastien comme coureur, j'admire sa volonté et je suis impressionné par ses résultats. Sur ce commentaire du 30.01.12, j'aurai apprécié que le Baron rectifie et atténue les propos de l'auteur. Restons bon joueur...
Vincent T. 28.02.2012 17:25
Je suis d'accord, il n'y a pas un sportif valaisan comme lui: un pur amateur meilleur que les pros, c'est déjà rare; mais en plus une vraie personnalité qui n'a pas peur de dénoncer les abus, c'est plutôt unique. Le plus étonnant, c'est qu'il n'a jamais été avare de conseils malgré un emploi du temps sans doute très chargé: chapeau et merci encore!
Pierre C. 10.02.2012 08:26
Epiney, c'est certainement le plus gros moteur et un des plus beaux palmarès que le sport en Suisse Romande a connu. Difficile pour un athlète de se comparer à lui sans rougir. Un super gars, en plus! Un modèle à tous points de vue.
David 08.02.2012 08:43
C'est juste: je n'ai jamais rencontré un sportif aussi franc et humble que Sébastien.
Fred 06.02.2012 11:27
Je suis choqué de ce que je lis: si je devais nommer un sportif qui brille par sa modestie, c'est bien Sébastien Epiney. Il n'a jamais aimé faire le malin dans la victoire et a toujours su reconnaître les mérites des athlètes de haut niveau (la preuve sur son site!). Il a toujours été disponible pour des conseils, toujours eu un mot gentil même avec un populaire comm moi sur la ligne de départ. Bien sûr, il y a de quoi être jaloux de son succès!
Didier 03.02.2012 18:44
En réponse à Stéphane: je n'ai jamais été un fan aveugle du Baron qui peut effectivement donner l'impression d'avoir un ego important, mais je pense qu'il faut plutôt comprendre cela comme le reflet de sa déception de ne pas avoir été reconnu à sa juste valeur sauf dans un milieu irrelevant de spécialistes, et son dégoût corrélatif pour la starification injustifiée de certains champions autoproclamés!
Je comprends le ton de son site comme une certaine volonté d'auto-justice (lui qui ne supporte pas l'injustice, ni pour lui ni pour les autres). Sa franchise, qualité malheureusement trop rare, peut heurter les âmes sensibles.
Journaliste 03.02.2012 15:41
Merci, Sébastien, pour le temps consacré et tous les conseils que tu m'as donnés!
Alexandre 02.02.2012 17:42
Je me joins à la seconde partie du message de Stéphane Rapillard: le Baron est une forme d'exception dans le sport suisse (et même au-delà probablement). Mais le Baron se caractérise aussi par sa franchise, son souci constant de justice et son courage de pointer sur les problèmes sans hypocrisie, que cela ne plaise ou non: évoquer une question d'ego ici est juste hors sujet!
J'encourage le "Baron" à poursuivre d'alimenter le site que je trouve passionnant.
Robert F. 02.02.2012 09:11
Au vu des commentaires ajoutés au bas de l'article et de l'atmosphère générale du site, je ne suis pas convaincu que les sports d'équipe auraient suffit à satisfaire l'égo du Baron... Cela dit, un grand respect pour les performances exceptionnelles qu'il a pu réaliser à un âge ou d'autres ont déjà depuis longtemps pris leur retraite, le tout en conjugant sa carrière sportive à une vie professionnelle bien chargée.
Stéphane Rapillard 01.02.2012 22:09
Cela joue un rôle, certainement. Mais la course à pied, c'est mon truc: c'est sûrement pour cette raison que Florent (et les autres du ski alpinisme, d'ailleurs) ne m'a jamais précédé dans ce sport.
Ceci dit aussi bien Didier Moret, Yannick Ecoeur que Pierre Bruchez m'ont dépanné plus d'une fois pour ces aspects du matériel. Lorsque j'ai débuté, Stéphane Milius, Tara ou Jean-Daniel m'ont aussi donné leurs conseils.
Sébastien 30.01.2012 20:21
Salut Baron,
une question: penses-tu que le fait d'avoir été désavantagé parfois avecle matériel te fait préférer la course à pied au ski alpinisme? Je me souviens des CS de Vertical 2009 où Florent a pu te détrôner grâce à de meilleures peaux (sa soeur Marie qui était responsable du matos pour le team à l'époque ne t'avait pas livré le matos pour le favoriser...), sans quoi tu aurais conservé le titre!
Un ancien membre du team 30.01.2012 18:52