En course à pied sur terrain plat ou peu vallonné, il faut cependant une certaine vélocité naturelle qui n’est pas nécessaire à peaux de phoque, tant la vitesse de déplacement est lente en montée. Le ski alpinisme est cependant plus technique et nécessite une certaine maîtrise de l’environnement alpin.
La course à pied est mon sport de base, celui où je me sens le plus à l’aise : je suis à la fois rapide et endurant, rouleur et grimpeur. Ma faiblesse réside dans ma fragilité musculaire qui ne me permet pas de m’entraîner sur terrain dur, sur piste ou encore de travailler ma vitesse. Le ski alpinisme est ma seconde discipline, qui permet de ménager la monture : lors des mois d’hiver je ne pratique pas de course à pied.
Le stress de disposer d’un matériel compétitif. Les manipulations qui prennent trop d’importance : la tendance actuelle des profils avec des montées-descentes de plus en plus courtes et nombreuses ne me plaît pas car elle favorise la technique au détriment de la performance athlétique.
De « vraies courses de montagne », avec par exemple 2000m de dénivelé positif répartis sur 2 ou au maximum 3 montées. Aujourd’hui, il en faut souvent 5 pour le même dénivelé.
Pour deux raisons essentiellement: le manque de temps (pour skier, pour travailler les parties techniques d’alpinisme et les changements) et l’envie de préserver ma santé. Les descentes en compétition sont synonymes de dangers, les épreuves montées-descentes sont très coûteuses en énergie.
J’ai obtenu mon premier titre national en cross-country à 11 ans et d’autres sur piste. Malgré ma grande endurance, j’ai toujours disposé d’une certaine vitesse de course qui m’autorisait des résultats probants aussi bien sur route, au stade et hors stade.
Pour plusieurs raisons : le plaisir de courir dans la nature, dans un cadre enchanteur ; l’accessibilité vu ma localisation en station à Nendaz ; l’obligation aussi, car mes articulations et mes ischio-jambiers ne supportent plus le macadam et les courses rapides.
La course à pied se pratique partout et sur tous les continents, la concurrence y est beaucoup plus importante. L’élite mondiale en ski-alpinisme est petite, mais de qualité presqu’équivalente. Chez les hommes, une place dans le Top 10 mondial en course à pied de montagne équivaut à mon avis à un podium aux mondiaux de ski alpinisme.
Il y a encore peu de participantes, comparativement moins que dans les autres sports. La concurrence y est donc assez peu développée, les écarts entre les filles grands. Rien à voir avec la course à pied, où il faut rajouter entre 9% (sur marathon par exemple) et 16-17 % aux temps des hommes pour obtenir ceux des meilleures filles. A la PDG par exemple, cet écart est de 20%.
Merci Séverine pour tes remarques.
La notion de mérite est relative. Un exemple : qui a le plus de mérite entre un populaire lambda sans grande performance et un champion du monde à la Patrick Blanc qui a triché, volant ce faisant ses concurrents (dont certains plus talentueux que lui), trompant les classements et l’opinion publique ?
Le professionnalisme existe dans tous les sports, avec plus ou moins d’intensité, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Cet argument n’est donc pas valable.
Les données chiffrées permettent par contre des comparaisons objectives : dans tous les sports d’endurance (course à pied, ski de fond, triathlon, vélo, natation, etc.) les écarts entre les temps des filles et des garçons sont nettement inférieurs à ceux qui sont observés en ski alpinisme. Prenons pour voir la course à pied : les différences entre les RM des F et des H oscillent entre 8% et 13% sur toutes les distances du 5000m au marathon. Sur 100 m il est de 8,3%. Sur 100km, il est même de 5,4% ! A la PDG il est effectivement de 20% aujourd’hui; je suis persuadé que les F amélioreront de manière sensible ce temps à l’avenir, alors que la marge de progression est faible chez les H.
Sébastien Epiney 08.01.2009 18:42
Hello Séb!!!
Bonnes fêtes!!! Super ton site!!! Juste un petit commentaire pour : "et les femmes?"... Ce que tu dis est vrai... mais je pense que malgré tout on a tout autant de MERITE, et ce malgré une concurrence moindre! C'est un sport extrêmement exigent, où peu de femmes viennent encore s'y frotter, nous ne sommes pas pro comme certains des premiers hommes...Concernant la course à pied, 9% de différence c'est très rare, effet : 11% pour New-York, 13% pour Berlin et 22% pour Lausanne. 13% sur le 10'000m. C'est clair que notre marge de progression est encore bien possible, mais... nous sommes à 20% en moyenne (et non 25%) C'était pour la pensée du jour :-)Vive les femmes et le ski-alpinisme!!!
Bises à toi et sûrement à Gryon? BONNE ANNEE 2009 et vive la neige!!!
La notion de mérite est relative. Un exemple : qui a le plus de mérite entre un populaire lambda sans grande performance et un champion du monde à la Patrick Blanc qui a triché, volant ce faisant ses concurrents (dont certains plus talentueux que lui), trompant les classements et l’opinion publique ?
Le professionnalisme existe dans tous les sports, avec plus ou moins d’intensité, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Cet argument n’est donc pas valable.
Les données chiffrées permettent par contre des comparaisons objectives : dans tous les sports d’endurance (course à pied, ski de fond, triathlon, vélo, natation, etc.) les écarts entre les temps des filles et des garçons sont nettement inférieurs à ceux qui sont observés en ski alpinisme. Prenons pour voir la course à pied : les différences entre les RM des F et des H oscillent entre 8% et 13% sur toutes les distances du 5000m au marathon. Sur 100 m il est de 8,3%. Sur 100km, il est même de 5,4% ! A la PDG il est effectivement de 20% aujourd’hui; je suis persuadé que les F amélioreront de manière sensible ce temps à l’avenir, alors que la marge de progression est faible chez les H.