Non, pas au niveau physique. Avec les années je perds toutefois en vitesse de course, surtout que je ne peux la travailler pour la conserver à cause de ma fragilité musculaire. Je remarque aussi que la transition après la saison de ski et la reprise de la course à pied devient chaque année plus difficile. Sans la disponibilité de mon physio (Medsport) cela serait carrément impossible.
Plusieurs éléments peuvent l’expliquer: ma croissance très tardive lors de l’adolescence (à 18 ans j’en paraissais nettement moins), la pause effectuée pendant plus d’une décennie, mon hygiène de vie saine et la prudence dans mon approche de l’effort. J’ai encore faim et je ne me sens pas usé physiquement.
J’ai appris à écouter mon corps. Si je me sens fatigué, je diminue l’intensité et le volume de mes sorties. Si je suis malade, je m’abstiens. Je privilégie les séances légères aux séances dures ou longues, convaincu que la fréquence est primordiale et qu’il vaut mieux être un tantinet sous-entraîné que le contraire. Je ne participe qu’à une quinzaine de compétitions par année. Pour durer, je pense que c’est une bonne recette.
Vouloir et pouvoir ne sont pas toujours synonymes. Je serais satisfait de maintenir mon niveau de forme en 2009. Je peux cependant mieux réussir les grands championnats internationaux qu’en 2008 si je suis épargné par les pépins de santé lors des moments-clés.
A la base, la conviction de posséder de grosses capacités physiques. Avec l’âge la connaissance des vraies valeurs de la vie qui relativise les résultats bruts ; l’expérience qui permet d’éviter de grosses erreurs dans la phase de préparation et lors des compétitions
Une fragilité musculaire qui m'est un peu préjudiciable en saison de course à pied. Une prudence toujours plus importante dans les courses avec des descentes en ski alpinisme. Sinon les désavantages sont plutôt liés à mon statut d'amateur vis à vis de concurrents qui bénéficient de grandes facilités de la part de leurs employeurs (souvent l'armée ou l'Etat ).