A maintes reprises j’ai couru sous le maillot de l’équipe nationale : en cross-country et sur piste lors de mes classes Cadets et Juniors ; plus tard en course de montagne et en ski alpinisme, y obtenant par ailleurs souvent de bons résultats et même l’une ou l’autre médaille lors de CE ou de CM. J’ai toujours eu beaucoup de plaisir à porter le maillot de l’équipe suisse… et de nouer des contacts privilégiés avec des athlètes étrangers !
Un enrichissement personnel
De ces confrontations internationales, je retiendrai, plus encore que les résultats, surtout deux aspects : les échanges socioculturels, ainsi que les découvertes de nouvelles régions. J’ai eu en effet le privilège de participer à des compétitions sur tous les continents : la simplicité des habitants des pays de l’Est, la convivialité des autrichiens, les paysages de la Nouvelle-Zélande et la décontraction des africains m’ont particulièrement marqué.
Du suspense en football
Le football n’est pas épargné par toutes sortes de problèmes (tricheries, corruption, argent, pouvoir, etc.) et, à l’instar des sports que je pratique, le dopage le touche aussi. Comment expliquer dès lors que je vais passer du temps devant ma tv pour la Coupe du Monde de football, alors que je ne regarde plus les sports d’endurance ?

Dans les sports d’endurance, les résultats dépendent surtout de la force physique qui peut être considérablement améliorée par les conduites dopantes : les résultats y sont donc souvent tronqués, ce qui fait dire à certains (parfois à tort et parfois à raison, sans doute) que les vainqueurs sont les mieux dopés. Mon intérêt a disparu et je regarde de plus en plus rarement ces sports à la télé.
Dans le football beaucoup d’autres facteurs (technique, tactique, équilibre, collectif, arbitrage, motivation, réussite, etc.) que la préparation physique jouent un rôle sur l’issue d’un match : la glorieuse incertitude du sport y demeure donc bien présente.
De la créativité
Dans un sport aussi télégénique que le football, d’autres aspects me fascinent : la virtuosité de certains joueurs, des gestes inattendus, la construction d’actions de jeu étonnantes, la solidarité de certaines équipes. Ces valeurs n’existent pas dans les sports individuels que je pratique !
Un autre aspect est captivant : la capacité de mobilisation de la Coupe du Monde de football en fait un évènement inégalé sur la planète.
Que le meilleur gagne !
Dans ce genre de compétition je soutiens les équipes inventives, qui sont tournées vers l’offensive en tentant de gagner, plutôt que celles qui s’efforcent d’abord de ne pas perdre : dans ce registre mon modèle est la Hollande, suivi de l’Allemagne, de l’Espagne et du Brésil (avant il y avait aussi la France). J’ai toutefois appris à apprécier la tonicité et la maîtrise tactique de certaines équipes comme l’Italie ou l’Argentine.
Mes autres coups de cœurs : l’Angleterre pour son fair-play, les équipes d’Afrique noire pour leur approche ludique. Au fil des matches ma sympathie pour l’une ou l’autre équipe augmentera.
Ce que je n’aime pas : les gestes d’antijeu, soit violents, soit destinés à obtenir une faveur en trompant l’arbitre.
La Suisse ? Normalement, une sortie au premier tour car l’Espagne lui est largement supérieur et le Chili un peu.
Un pronostic ? Impossible à faire, tant il y a d’équipes susceptibles de l’emporter.
Sébastien






Ciao.
Alex