La course en montée

Ce que je préfère

La question-type

Beaucoup de personnes me demandent si je m’entraîne encore. Oui, je cours tous les jours et même deux fois par jour lors de mes jours de congé (en principe le week-end).

L’autre question-type

On me demande ensuite pourquoi je m’entraîne tous les jours, puisque j’ai arrêté la compétition. Simplement : parce que j’ai du plaisir à me dépenser physiquement. La compétition n’a jamais été le but ultime, si cela avait été le cas: 1) je n’aurais pas stoppé de participer à des épreuves pendant les meilleures années, c'est-à-dire entre 20 et 34 ans ; 2) j’aurais pratiqué comme beaucoup d’autres, c'est-à-dire aidé d’un encadrement spécifique (entraîneur, médecin, apport « scientifique », sponsors, présence médiatique) pour capitaliser les résultats : mais ces méthodes très utilisées ne m’ont jamais tenté.

 

Toujours un régal sur les chemins de montagne

La côte a ma préférence

J’aime bien courir, et encore plus courir en montée. Je me suis trouvé dans la région de Lucerne le week-end dernier : un petit jogging au lever samedi matin au bord du lac suivi, après une nouvelle journée de découverte (Bürgenstock et Hammetschwandt), d’une magnifique montée au coucher du soleil depuis Vitznau (altitude 434m) jusqu’à la cime du Rigi (altitude 1798m). Repas au restaurant du sommet avec mon amie, puis descente par le dernier train à 22h40.

Je résume donc : pas besoin de compétition pour se défouler ni pour se faire plaisir ! Aucune récompense sportive ne vaut, pour moi, la satisfaction de vaincre une belle pente, en l’occurrence une montagne offrant un point de vue unique (le Rigi).

A l’avenir

On me demande enfin si je pense refaire des courses. L’arrêt de la compétition pour un athlète de haut niveau signifie mettre un terme aux épreuves internationales, ce que j’ai déjà fait. J’ai cependant toujours laissé la porte ouverte aux courses populaires, nettement moins relevées. Aujourd’hui, c’est certes non ; demain, je n’en sais rien. Certainement qu’il me faudrait un challenge à relever pour m’y motiver : si je devais cependant me présenter prochainement avec un dossard, cela serait avec l’idée de prolonger la série en cours de 17 victoires consécutives à ce type d’épreuves populaires. D’ici là, le plaisir de sorties dans la nature me suffit amplement !

Sébastien