Dès ma première participation je fus champion suisse en catégorie Ecoliers C. J'avais à peine 11 ans.
Dès le plus jeune âge j’ai participé à des compétitions en course à pied et en ski de fond. J’habitais en plaine à Sierre et passais une partie des vacances à Ayer dans le Val d’Anniviers.
Par mon père, je devais avoir 6 ou 7 ans. J’ai vite compris que j’avais des facilités physiques puisque j’ai gagné la course du soleil à Sierre à ma première participation, devant 150 autres enfants. Mon père m’a aussi initié au ski de fond, que j’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 16 ans.
A mon retour en Valais en novembre 2001 j’ai rencontré Jean-Daniel Masserey, ancien membre de l’équipe nationale et 3x second à la Patrouille des Glaciers. C’est lui qui m’a conduit sur les skis, dès le début décembre. Comme je n’avais jamais pratiqué, il m’a prêté du matériel. C’est aussi lui qui m’a incité à participer à une compétition de Verticale trois mois plus tard : j’y ai terminé 2ème, derrière lui…
J’ai toujours eu des prédispositions sur tous les terrains, surtout sur le long, en faisant plutôt bonne figure sur le demi-fond aussi (2’58’49 sur le 1000m en Ecoliers et 8’22’15 sur 3000m en Juniors). Sur le court, je ne gagnais pas toujours au niveau national. Sur les longues distances, par contre, je précédais tous ceux de ma catégorie d’âge.
Ci-après les temps réalisés lors de mes 4 participations au plus jeune âge à Sierre-Zinal, j’avais alors entre 8 et 13 ans :
Oui, je jouais tous les mercredis et samedis après-midi au football ou au hockey sur terre avec les voisins du quartier. J’appréciais tellement ces sports collectifs qu’il m’arrivait souvent de mentir à mon père : je lui disais que j’allais courir alors qu’en réalité je pratiquais ces sports avec mes copains…
Pour deux raisons : d’abord j’étais très souvent blessé en Cadets, puis en Juniors ; ensuite, j’ai entamé mes études. Ces deux éléments combinés m’ont conduit à cesser l’entraînement et, corollaire, la compétition.
Mes performances sur piste à cette époque, bien que ce terrain n’ait jamais été celui de prédilection :
Je n’ai jamais cessé de faire du sport comme hobby: fitness, aérobic, ski, vélo, tennis notamment. Après des années d’études et d’activité professionnelle, le besoin de faire plus de sport s’est fait ressentir. Le fait de revenir en Valais et d’habiter à Nendaz comme voisin de Jean-Daniel Masserey ont aussi joué un rôle dans cette décision.
Pas vraiment. Cette longue pause m’a permis d’avoir un autre regard, plus critique, sur le sport. Elle m’a aussi permis de m’accomplir sur d’autres plans. Sportivement, il est par contre évident que j’ai manqué mes meilleures années.
Moi je te dis qu'elle sont devant toi... tes meilleures années...