Dopage

Maude Mathys contrôlée positive

Dopage en football ?

Le bientôt déchu Président de la FIFA Sepp Blatter a dit un jour qu’il n’y a « pratiquement pas de dopage dans le football ». Plus précisément : « le football est un sport technique où le dopage n’a pas d’intérêt ». Ces déclarations sont irresponsables, tant ce sport requiert de qualités physiques. Les statistiques des contrôles et le peu de cas positifs lui donnent pourtant raison en apparence. Au vu des scandales qui caractérisent la FIFA, peut-on se fier à ces statistiques ? Evidemment que non, ce serait très étonnant avec les intérêts qui caractérisent ce sport.

 

Des nuances qui font toute la différence

Une chose est sure : le « dopage de réactivation » (=infiltrations pour permettre aux joueurs de revenir plus rapidement au jeu) est pratiqué couramment, partout et depuis longtemps, en football. S’agissant d’un dopage pour améliorer la performance physique et la récupération ? Probablement. Pourtant, et sur ce point Blatter a raison, le dopage ne permet pas pour autant de gagner un match ou un championnat. D’autres qualités sont requises : outre la technique, le sens tactique, la cohésion du groupe, les décisions arbitrales ou la chance, pour citer quelques exemples, décident tout autant des résultats. Dans les sports d’endurance, on peut voler les résultats avec le dopage : c’est une nuance d’importance. On a en effet vu des athlètes sans talent gagner de grandes courses populaires dans la région,  ou même obtenir un titre mondial. En football, c’est impossible.

 

Maude Mathys contrôlée positive

Maude Mathys, membre du BCVs Mount Asics Team dirigé par Tarcis Ançay, a été contrôlée positive lors des championnats du monde ski alpinisme : elle est déclassée, réprimandée et doit s’acquitter de tous les frais de procédure

http://www.antidoping.ch/fr/general/news/reprimande-pour-athlete-de-ski-alpinisme-et-de-course-de-montagne

Comme je ne connais ni le cas ni l’athlète, je ne m’étendrai pas sur le sujet malgré l’avalanche de sollicitations que j’ai reçues pour en parler. Seule certitude, ses explications ne tiennent pas la route :

http://maude.mathys.over-blog.com/

Tous les athlètes de haut niveau sont en effet parfaitement renseignés sur la manière de procéder lorsqu’ils veulent ou doivent prendre un médicament pour soigner une maladie ou une blessure. Sur le site  http://www.antidoping.ch/fr il y a même la possibilité de le vérifier instantanément: cela figure même en page d'accueil!

 

Ces sports sont malades  

Le ski alpinisme et la course à pied de montagne ont connu moult cas de dopage (par exemple ceux de Blanc, Joly, Desco ou Mathys) ces dernières années. Sans parler de ceux qui ne mettent plus un pied devant l’autre, car mis sous pression par les autorités antidopage, ni de ceux qui sont passés entre les gouttes. Et pourtant on fait comme si cela n’existe pas:

http://promosports.over-blog.com/2015/10/doivent-ils-justifier-leur-salaire.html

 

De moins en moins de jeunes

Les tricheurs ont toujours raison. Ils justifient l’impossible. Pour faire diversion, ils diffament des athlètes propres. Mais ces exemples de mauvaises pratiques et d'absence d'éthique ne renforceront ni la crédibilité de ces sports, ni l’envie des jeunes (déjà très peu nombreux en ski alpinisme !) à s’y investir.

 
Merci pour vos analyses.
Fabienne 06.05.2017 09:46
Il faut arrêter de faire comme si le dopage n'existait pas ou comme si tous les athlètes se dopaient! Il y a des grands sportifs propres. Et d'autres, petits ou grands, qui trichent.
Bravo à Sébastien Epiney d'avoir le courage de nous le rappeler, quitte à perdre en popularité... auprès des naïfs et des tricheurs!
Jean-Luc 11.04.2016 12:14
Vous écrivez vous même que vous ne connaissez pas bien Maude Mathys...alors abstenez vous d'y écrire vos certitudes!!!!
Avez vous des enfants? Probablement pas au vu de votre jugement...dommage ça vous aiderait peut être à comprendre! En tant que femme, sportive et future maman je trouve votre commentaire honteux, méchant et déplacé.
Julie 11.04.2016 09:52
Tous les cas de dopage sont tristes, quels que soient le sport, les substances ou les méthodes utilisées. C'est difficile de croire encore à la compétition. Vraiment dommage!
Fabian 27.11.2015 10:40
Bonsoir Sebastien, je trouve votre jugement bien dur sur Maude Mathys (que je ne connais pas).Je pense qu'il est nécessaire d'y apporter quelques nuances. Pourquoi aurait-elle choisi pour se doper d'utiliser un produit (le clomifène) qui ne procure aucun avantage chez la femme? Swiss antidoping ne l'a d'ailleurs pas suspendue, et ne lui a adressé qu'une réprimande. Pour des substances (spécifiées) à effet dopant prouvé, le code mondial antidopage prévoit des sanctions amoindries si l'athlète peut prouver qu'il ne les a pas absorbées dans un but de performance: on tient compte de la bonne foi de l'athlète (voir cas du nageur Frédéric Bousquet en 2010) . Mais ce n'est pas le cas du clomifène. Voulant avoir un 2ème enfant, Maude Mathys paie cash les méfaits du sport de haut niveau( sur ses sécrétions hormonales). Comment a-t-elle pu faire cette erreur? Elle aurait du effectivement aller vérifier elle-même sur le site d'Antidoping, mais ce n'est jamais évident. Elle a du questionner son médecin, et elle a cru qu'il savait!
Marc Kluszczynski 06.11.2015 19:11