Ma dernière compétition internationale en ski alpinisme
J’ai commencé le ski alpinisme en 2002. Avant, je n’avais jamais mis les skis autrement qu’en alpin, ainsi qu’en fond lors de mon enfance.
Après 2004, 2006 et 2008, je participerai à mes 4e et ultimes CM de ski alpinisme. Si je compte encore les CE qui se déroulent un an sur deux en alternance aux mondiaux, j’ai occupé différentes places à ces classements : 3e, 4e, 5e, 4e, 7e et 10e.
Des ambitions limitées
Cette année, malgré une forme équivalente et une meilleure maîtrise technique que lors des CM de 2004 qui m’avaient vu monter sur le podium, mes ambitions sportives sont modestes pour ces championnats. Pourquoi ?
1. Le parcours très roulant (880m de dénivelé répartis sur 6km) qui avantagera les skieurs de fond par rapport aux spécialistes de la Verticale comme moi et qui, surtout, fera la part belle au matériel. Il faudra des peaux qui glissent et, à ce jeu-là, l’amateur que je suis est (presque) toujours perdant face aux professionnels de la discipline. Je n’ai pas oublié, par exemple, les CS 2009 où Florent Troillet a fait la différence avec de meilleures peaux.
2. La préparation des athlètes, toujours plus pointue. Une majorité de mes concurrents sont des professionnels qui consacrent l’entièreté de leur temps à l’entraînement, à la récupération et à la préparation du matériel. Je n’ai pas ce privilège.
3. Certains de mes adversaires bénéficient d’un suivi médical (très) scientifique. Il risque donc d’y avoir une course à deux vitesses, comme je l’ai déjà vécu.
Un au revoir à de valeureux athlètes
Je profiterai de ces championnats pour prendre congé des sportifs qui ont marqué le ski alpinisme et que je ne croise que trop rarement dans les courses.

