Vos questions

On me pose souvent les mêmes questions

Entraînement presque quotidien

On me demande souvent si je continue à m'entraîner. Bien évidemment, mais seulement pour le plaisir de l'effort! Intrinsèquement, la compétition est excitante. Mais quand on sent que des concurrents se dopent, l’envie disparaît. On a vu dans les courses de chez nous des personnes sans talent truster les premières places à Sierre-Zinal, pour prendre un exemple de course qui suscite les convoitises, alors qu’en conditions régulières elles n’auraient de loin pas le niveau pour figurer parmi les premiers. Avec une même préparation malhonnête, des coureurs talentueux pulvériseraient le record de la course de plusieurs minutes. Cela fait plus de 6 ans que je n’ai plus participé à une compétition et encore plus longtemps que je n’ai pas assisté en tant que spectateur à une épreuve d’endurance. J'ai trop été déçu par la triche.

Plutôt la course à pied

Même si je ne regarde aucune compétition de course à pied (ni sur piste, route, montagne ou autre), cette activité demeure celle que je préfère exercer. En plus de ses aspects pratiques, puisque l’on peut courir à peu près n’importe où, j’ai l’impression que le mouvement de course me vient naturellement. Il m’arrive par exemple de courir pour arriver à l’heure à un rendez-vous… Au fil des ans, j’ai constaté diminuer le pourcentage de sorties en ski de randonnées (essentiellement en bordure de piste pour des raisons de sécurité) au profit de la course à pied et parfois du vélo en été.

Presque tous les jours encore

On me demande aussi si je m’entraîne encore tous les jours. Non, pas tous les jours, mais presque. En cas de maladie, c’est clairement non. Lors d’une grosse journée de ski alpin, c’est toujours non. Et lorsque les obligations professionnelles ne le permettent pas, c'est encore non. En fait, l’envie est toujours présente car la dépense physique est un réel plaisir... presqu’un besoin !

Seul ou accompagné, selon les activités

Toujours seul en baskets et ski de rando. Non pas que je n’aime pas socialiser, au contraire, mais j’interagis au quotidien avec énormément de personnes et apprécie cette solitude passagère. Lorsque je cours je pense à mille choses dont certaines me permettent de décortiquer des situations professionnelles délicates. Mieux, des idées créatrices surviennent souvent lors des sorties en baskets. Par contre, les journées de ski alpin se partagent toujours avec ma dulcinée. Nous en profitons pour discuter, profiter du paysage et de l’activité en tant que telle. Idem l’été lors de nombreuses randonnées pédestres.

Sébastien

 
Merci beaucoup pour ces analyses et cette franchise. C'est très intéressant.
Elodie 15.04.2016 19:06
C'est normal que tu cours seul.. Personne ne peut te suivre dans la région! Je suis très impressionné par ta facilité, tu dois avoir un talent et un "moteur" uniques!!!
Je cours souvent seul aussi parce que je ne veux dépendre de personne. Un peu comme toi, sans doute...
Christian de Manu 11.04.2016 15:31
C'est génial d'avoir autant de plaisir sans compétition.
Beaucoup d'anciens champions se laissent aller et font presque pitié.
André 05.04.2016 22:27
Je confirme t'avoir vu me dépasser à ski de rando: tu as de beaux restes !!!
Marc 01.04.2016 23:16